La Bible Sur le Terrain (BST) est une formule mise au point par le Dominicain Jacques Fontaine (+), et accompagnée depuis plusieurs décennies par des prêtres du diocèse de Paris, puis de Lyon, pour entrer dans la connaissance de la Bible et de la Terre Sainte.

Les sessions durent quinze jours. Le point de départ est Kiryat Yéarim, village situé à 12 km à l’ouest de Jérusalem, lieu de repos de l’Arche d’Alliance aux temps des Juges en Israël, avant qu’elle soit emmenée par David à Jérusalem. Kiryat Yéarim est aussi un lieu présumé du village d’Emmaüs, lieu de révélation pascale qui structure l’ensemble de notre démarche.
Il faut arriver par avion le dimanche à Tel Aviv. Le car se met en route le lundi matin tôt. La session se termine 2 semaines plus tard, le samedi soir, et il faut prévoir de quitter les lieux à partir du dimanche.

En 2026, le patriarche latin de Jérusalem, Mgr Pierbattista PIZZABALLA, nous encourage à continuer à venir en pèlerinage, après plusieurs années difficiles. Une nouvelle session est donc proposée du 26 juillet au 9 août, accompagnée par le Père Matthieu Thouvenot et organisée par l’agence de voyages Bible Tours de Nazareth, qui accompagne la BST depuis suffisamment longtemps pour pouvoir s’adapter à chaque situation.

Esprit de la BST

La BST est une retraite itinérante à l’école des grands personnages de la bible, dont l’initiative revient au couvent st Isaïe de Jérusalem et au frère j. Fontaine en particulier. Le but est d’expérimenter l’histoire sainte, dans sa progression vers la « plénitude des temps » (Ga 4,4), comme pédagogie divine irremplaçable, universelle et plus actuelle que jamais.

La BST s’adresse à tous les chrétiens qui veulent passer un cap dans la connaissance traditionnelle de la bible afin d’en mieux vivre, au rythme de la liturgie. On souhaite, pour la richesse des échanges, une diversité aussi grande que possible, tant en âge que dans les engagements professionnels et les états de vie. Ce que l’on demande à tous, indistinctement, c’est d’être d’accord pour un style de vie inspiré de la fête biblique des tentes (lv 23,12 ; ddt 16,13-17), ou souk kot.

« Les chrétiens voudront être à l’avant-garde pour susciter des convictions et des modes de vie qui rompent de manière décisive avec une frénésie de consommation épuisante et sans joie » (Jean-Paul II).

On parcourt le pays, de la Mer Rouge à l’Hermon, avant que tout se centre sur Jérusalem, au terme des préparations de l’Ancien Testament et au point de départ des projections du Nouveau à travers l’espace et le temps. On prend conscience que Jérusalem est plus importante comme « lieu saint », au singulier, que par les lieux saints qu’on vient visiter, d’autant plus que notre lieu d’habitation est distant de Jérusalem de 12 km.

Les itinéraires sont faits dans le but de favoriser la méditation, au rythme de la marche, dans les paysages les plus riches de beauté signifiante. Les accueils qui nous sont réservés dans les monastères (Mont Carmel, lac de Tibériade, Kyrat Yéarim…) supposent une atmosphère de recueillement. Il y a une progression étudiée dans la découverte de la géographie et de l’histoire. Il y a une progression plus recherchée encore dans la formation d’une communauté où l’on se met au service les uns des autres. On dort à la belle étoile. L’intendance, mise au point par le Dr Marie Vignalou, est assurée par chaque participant qui reçoit une attribution pour le bon fonctionnement de l’ensemble. S’il est vrai que nous sommes « créés à l’image et à la ressemblance de Dieu », les paysages les plus beaux sont ceux que nous nous offrons mutuellement quand nous nous laissons recréer par la parole et les sacrements. On fait silence d’un commun accord, quand il le faut. L’Eucharistie est au sommet de chaque journée.

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